Cachée sous mon turban (dix ans dans la peau d'un homme) de Nadia Ghulam avec Agnès Rotger

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Et voilà le septième livre du challenge lu ! Le dernier, je ne le lirai qu'à la rentrée.

Quatrième de couverture : Tous les matins, il conduit la prière à la mosquée. Tous le respectent et l'écoutent avec attention, bien que sa voix soit fluette et son corps fin. C'est un bon musulman, généreux et droit. Ce qu'ils ignorent, c'est que sous ce turban ne se cache pas un imam, mais une jeune fille qui tremble à chaque fois qu'un taliban l'approche, craignant que son secret ne soit éventé. Cachée sous son turban raconte l'incroyable histoire de Nadia Ghulam. Défigurée,  à huit ans, lors du bombardement de sa maison, cette jeune Afghane se voit très vite dans l'obligation de subvenir aux besoins de sa famille. Mais comment faire, sous un régime qui interdit aux femmes de sortir de chez elles ? Sous l'identité de son frère mort, Nadia va se faire passer pour un garçon, accédant ainsi à l'instruction et à une certaine indépendance... au risque de tomber amoureuse. Une double vie périlleuse qui durera dix ans. Une histoire de courage et de renaissance, dans un pays dévasté par la guerre.

Le récit de la vie de Nadia Ghulam a été écrit avec Agnès Rotger. C'est un beau livre même si l'écriture est très simple. Par moment, on a même l'impression que c'est un enfant qui écrit.

C'est la guerre en Afghanistan et lorsque Nadia a huit ans, une bombe tombe sur leur maison et elle est défigurée par les brûlures. Avec sa mère et sa famille, elle part sur les routes, de maison en maison pour trouver des abris. Puis un jour, elle arrive dans un camp. Elle est soignée à l'hôpital. En 1996, alors qu'elle a onze ans, "la guerre est finie, les moudjahidines sont partis ! ... Les talibans avaient enfin réussi à faire taire les canons." Elle pensait qu'enfin ils allaient vivre heureux, en paix. Mais les talibans ne veulent pas que les femmes travaillent. Son frère est mort, son père a perdu la tête, elles ne sont plus que des femmes dans la famille : sa mère et ses petites soeurs. Pour vivre, elle s'habille en garçon et prend le nom de son frère Zelmaï. Mais, difficile de se mettre dans la peau d'un garçon quand on n'a connu que son frère. Elle travaille dans des fermes et ramènent ainsi un peu d'argent à la maison, car ils habitent de nouveau dans une maison qui a été abandonnée. Après le 11 septembre 2001, les bombes sont de retour. Puis tout reprend son cours. Elle va à l'école dans une école de filles, mais toujours habillée en garçon, car pour les gens du quartier où elle habite, elle est toujours Zelmaï. Elle quittera l'Afghanistan pour se faire soigner en Espagne.

Quelques extraits : "Si le jour où je sortis du coma fut pour ma mère l'un des plus heureux de sa vie, pour moi ce fut le début d'une descente aux enfers."

"Nous étions des milliers à errer comme des vagabonds dans les rues devenues dangereuses, en quête d'un foyer où régnait encore un semblant de tranquillité."

"Mes blessures toujours à vif suppuraient. J'avais la moitié de la figure et du crâne brûlée, et mes cheveux n'y poussaient plus. Il me manquait de la peau au menton, ce qui laissait visibles mes dents et mes gencives. J'avais un trou béant à l'avant-bras et un doigt de ma main droite était soudé à ma paume, la rendant quasi inutilisable."

"Ma vie était un mensonge, je ne pouvais me confier à personne, je n'avais ni amis ni amoureux, j'étais condamnée à la solitude ..."

"Les semaines suivantes, le bruit se mit à courir que les Américains voulaient nous libérer... Comme chaque fois qu'un nouveau gouvernement prenait le pouvoir, ce fut un bain de sang... Et, c'est ainsi que, du jour au lendemain, nous découvrîmes que nous étions libres."

"J'avais même un nom de famille, chose inusitée en Afghanistan."

 

 

 

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C'est marrant car moi je viens de finir la version romancée de cette histoire. Enfin, ce n'est pas dit que c'est tiré de faits réels, mais ça ressemble beaucoup à ce que tu racontes dans ton article.
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